Philosopher pour être sauvé.
"Nous avons commencé à philosopher par orgueil et par là nous avons perdu notre innocence ; alors nous avons vu notre nudité, depuis nous philosophons par nécessité pour trouver notre salut" (Lettre de Fichte à Jacobi).
Juste pour ceux qui en douteraient encore : Nul ne philosophe véritablement, authentiquement, si ce n'est pour être sauvé, c'est-à-dire pour espérer "sortir de" (i.e. exister).
Ici, nous trouvons deux mouvements : philosopher par orgueil ; philosopher par nécessité. Cela me rappelle ce que disait Jean Brun, je ne sais où, que l'homme veut reconstruire son paradis avec les moyens qui ont précipité sa chute.