Réclamer un sens et un lieu

Publié le par Severin

    "Je pose mon poing dur sur la table du monde, je suis de ceux qui n'ont rien, qui veulent tout, je ne saurai jamais me résigner" (Benjamin Fondane, Le mal des fantômes).
    Le poète et philosophe roumain Benjamin Fondane, que l'on peut qualifier de penseur existentiel (malgré tous les a priori et les réductions qui s'attachent à ce terme, je le conserve) essaye de nous dire froidement ici son exigence spirituelle, loin de tous les cadres. Je peux même donner une autre citation, plus précisément la définition de la philosophie que nous trouvons dans la préface de son livre La conscience malheureuse et qui me semble éclairer notre propos : " L'acte par lequel l'existant pose sa propre existence, cherchant en lui et hors de lui, avec ou contre les évidences, les possibilités mêmes de vivre".
    Ce que certains demandent à la philosophie, Fondane le demandait à la poésie. Il pensait qu'il y a avait en elle de quoi nous convaincre de "l'obscure certitude que l'existence a un sens, un acte, un répondant".

Publié dans citations

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